Retour sur notre causerie poilu-féministe : une soirée qui fait tomber les masques (et les lames)

Vendredi 20 juin, à la librairie Au bord du jour à Voiron, on s’est retrouvées à 18 pour une causerie poilue-féministe à la veille de l’été. Une belle soirée d’échanges, de rires, de partages sensibles et parfois piquants (mais pas à cause des poils, promis).

L’idée ? Prendre un temps pour parler des poils. On a exploré les injonctions sociales, souvent dirigées vers les femmes cisgenres mais qui concernent aussi toute personne dont l’expression de genre est associée à la féminité. On s’est demandé : qu’est-ce que ça dit de nous, de notre rapport au corps, au regard des autres, à notre liberté ?

Publicité Gillette de 1915 sur le premier rasoir pour femme. Gillette a créé la problématique des poils sous les aisselles pour les femmes avant 1915 c'était un non sujet. cette publicité montre une femme levant les bras nus, inédit pour l'époque et montrant des aisselles sans poil.

On a aussi évoqué l’histoire des normes autour des poils, les publicités, les récits familiaux, les expériences de collège ou de plage, les émotions mêlées qu’on peut ressentir à l’idée de garder ses poils ou non. Et surtout, on a constaté que parler des poils, c’est parler d’intimité, de sexualité, d’identité, de classe, de genre et de pouvoir.

Merci à toutes les personnes présentes d’avoir contribué à cet espace bienveillant, drôle et puissant.
Et comme on se l’est dit ce soir-là : c’est un sujet qui gratte un peu mais on fait tou·tes un peu comme on peut.

À bientôt pour de nouvelles causeries piquantes !

M.

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